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Superficie : 945 087 km2 Population : 34.6 M habitants (recensement 2002) dont 985.000 à Zanzibar
Religions : musulmans (sunnites majoritairement) et chrétiens (catholiques et protestants
Capitale : Dodoma en droit (Parlement et quelques services).Dar es Salaam est la capitale de fait (Présidence, Ministères, Ambassades...) et la capitale économique.
PIB : 9,9 MdsUS dollars (2002) dont agriculture (44%) PIB par habitant : 280 US dollars Monnaie : shilling tanzanien : 1 € = Tshs. 1.333 (septembre 2004) Dette extérieure : 7,9 Mds US dollars
Président de la République : M. Benjamin W. MKAPA (novembre 1995 ; réélu en 2000) Premier ministre : M. Frederick T. SUMAYE (novembre 1995) Ministre des Affaires étrangères : M. Jakaya KIKWETE (novembre 1995) Ambassadeur de France en Tanzanie: M. Jean-François LIONNET (juillet 2000) Ambassadeur de Tanzanie en France : M .Juma MWAPACHU (juillet 2002)
Communauté française : 450 immatriculés,implantations: Dar es Salaam et Arusha (90 % des actifs dans le secteur tertiaire)
1- Situation intérieure
- La République Unie de Tanzanie, issue en 1964 de l'union du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar (îles d'Unguja et de Pemba), jouit d'une stabilité exceptionnelle liée notamment à l'absence d'ethnie dominante et à une cohésion nationale forgée par le " Mwalimu " (enseignant) Julius Nyerere, au pouvoir de 1963 à 1985 : socialisme Ujamaa, langue swahili, parti unique CCM...
- La Tanzanie a rompu avec vingt ans de dirigisme économique (1986) et de parti unique (1992) sous les Présidents Mwinyi, puis Mkapa. Les élections de 1995, puis celles d’octobre 2000, ont confirmé le caractère démocratique du régime, même si l’ex-parti unique continue de détenir la quasi totalité du pouvoir. L’opposition, faible et divisée, est encore peu crédible. Les prochaines élections auront lieu en novembre 2005 ; le Président Mkapa ne se représentera pas (limite de deux mandats fixée par la Constitution)
- A Zanzibar qui dispose de ses propres institutions, le résultat des élections de 2000 a été contesté par une opposition qui a fait jeu égal avec le pouvoir. Après les violences de janvier 2001 sur l'île de Pemba, le pouvoir et l'opposition ont choisi la voie du dialogue (accord politique du 10 octobre 2001) mais les tensions peuvent reprendre.
- Au plan économique, M. Mkapa, qui poursuit les réformes, bénéficie du soutien des bailleurs de fonds (programme PRSP avec le FMI, initiative PTTE renforcée sur la dette…). L'économie, dont les performances globales sont bonnes (prévisions 2004 : croissance à 6,3 % et inflation à 4 %, budget sous contrôle, déficits allégés…), reste néanmoins handicapée par l'héritage dirigiste (bureaucratie, corruption, agriculture peu performante...). Avant tout rurale, cette économie est actuellement tirée par les mines (50% des exportations en 2003) et le tourisme.
- La diplomatie non-alignée de Nyerere avait porté la Tanzanie sur le devant de la scène africaine. Les besoins du développement ont conduit à une réorientation des relations vers les bailleurs de fonds les plus prodigues (UE, Japon, Royaume-Uni, Pays-Bas, pays scandinaves… ). Ceux-ci se montrent de plus en plus soucieux de coordonner leurs aides.
- La Tanzanie joue un rôle assez actif dans une région troublée : Rwanda (accord d'Arusha d'août 1993, accueil dans cette même ville du Tribunal pénal international), Burundi (médiations Nyerere puis Mandela et, depuis lors, signature des accords d'Arusha du 28 août 2000 et de Dar es Salaam du 16 novembre 2003), RDC (bons offices du Président Mkapa auprès de ses homologues d'Ouganda et du Rwanda). Elle subit le contrecoup des crises de la région (accueil de 442.000 réfugiés dont 288.000 Burundais et 153.000 congolais – chiffres HCR de fin mai 2004 -, bien davantage en réalité). La Tanzanie doit accueillir le sommet inaugural de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, en novembre 2004.
- Attachée à une diplomatie de bon voisinage, la Tanzanie contribue à la renaissance de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) avec le Kenya et l'Ouganda (traité constitutif du 30 novembre 1999, signé à Arusha où siège son Secrétariat général) et, malgré ses craintes, est entrée le 2 mars 2004 avec ses partenaires dans une union douanière. Le Rwanda et le Burundi sont désormais candidats à l’adhésion.
- La Tanzanie est également membre de la SADC, dont elle assume la présidence pour un an depuis août 2003, et, depuis septembre 1996, de l’IOR-ARC. Elle s’est retirée du COMESA en septembre 2000. L’influence de l’Afrique du Sud, économique en particulier, est grandissante.
- Compte tenu d'un passé commun, Zanzibar, ancien siège du sultanat d'Oman, entretient des relations étroites avec le Golfe persique (tentative d'adhésion à l'OCI en 1995) mais les pays arabes sont également très présents économiquement sur le continent.
- Excellentes relations avec la Chine (en partie inspiratrice de l'idéologie socialiste de Julius Nyerere; coopération militaire). Nombreuses relations avec l'Inde (forte communauté indo-pakistanaise, " proximité " géographique ).
Relations avec l’Union Européenne.
La Tanzanie est le second bénéficiaire de l'aide de l'UE en Afrique
subsaha-rienne (9ème FED : 290 M d’euros ; secteurs de concentration
: routes, éducation de base, réformes macro-économiques)
et l'UE son premier partenaire commercial et premier investisseur.
La question de Zanzibar est un temps apparue comme un contentieux (suspension de l’aide européenne en 1995 à la suite d’élections contestées), mais la signature de l’accord pouvoir-opposition du 10 octobre 2001 a permis la reprise d’opérations de coopération, d’abord au niveau des ONGs, puis à celui des Etats.
source : ambassade de France en Tanzanie